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pierre laurent tichadou

le dernier navet

    Le dernier film de Sofia Coppola, Marie Antoinette, est un navet de catégorie exceptionnelle (comme l'on dit chez les professeurs de médecine !).Sans doute est-ce du dépit amoureux, tant je gardais un souvenir magnifique de Sofia dans le Parrain III mis en scène par son père. Mais là, décidément, pousser le kitchissime à ce niveau, c'est du grand art. Et la bande sonore, quelle merveille. Et les dialogues... Et cet insoutenable suspens... Consommeront-ils enfin ?  Heureusement la belle évaporée qui joue Marie Antoinette est toujours vivante à la fin. Pour notre plus grand bonheur. Il n'aurait plus manqué que la populace lui coupât la tête.

 

  Un autre vrai navet, mais en version terne et poisseuse, Quand j'étais chanteur de Xavier Giannoli avec Depardieu, plus ventripotent et adipeux que jamais et Cécile de France, musculeuse et obèsophile (même baisophile dès le premier soir). Un exercice à la fois je m'en foutiste et convenu où rien, en dehors du petit brin de voix de notre Gérard national, ne sonne vraiment juste.

 

  The Queen, de Stephen Frears, les rapports entre Elisabeth II et Tony Blair après la mort de Diana. Une caricature qui me laisse sans voix.

 

  Les petits mouchoirs, de Guillaume Canet, mal filmé, dégoulinant d'effusions factices, 2h30 interminables, un film de branchouillard que seuls des midinettes ou des bobos pas trop regardants peuvent supporter.

 

  Minuit à Paris, de Woody Allen. Ceux qui vous diront de vous précipiter voir ce film sont des snobinards, c'est plein de poncifs, les dialogues sont lourdingues et le musée de cire des années 20 sonne faux et ampoulé. En revanche on peut se laisser porter par la fraîcheur de la bande musicale, la beauté de Carla Bruni et surtout la photo sublime. Le générique s'ouvre sur de magnifiques cartes postales de Paris dont le cinéaste est à l'évidence amoureux. Après ça se gâte!

 

  Les Tuch2, d'Olivier Baroux.  On est largement au-delà du navet, c'est consternant. Un scénario et des gags totalement nuls, des acteurs (pourtant sympas) qui ne peuvent que sombrer dans ce grand n'importe quoi. Comment peut-on ainsi gâcher de la pellicule, comment peut-on réaliser et produire un film aussi minable? 

 

 

  Un homme et une femme, de Claude Lelouch.  Bien-sûr, ce film a eu du succès, bien-sûr la mise en scène et la réalisation étaient novatrices à l'époque. Aujourd'hui, avec ses intermèdes chantés burlesques, ses plans fixes interminables et ses dialogues un peu "cucu", il a beaucoup vieilli. Tout comme nous. Bref, c'est devenu un beau nanar en conserve, à ressortir de temps en temps à la télévision pour retrouver le temps passé. 



14/10/2007
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